C’est comme prévu, en ce jeudi 11 décembre 2OO8, que nous avons eu l’honneur de recevoir François Comte pour un échange qui portait cette fois-ci sur le métier d’archéologue. FC nous a fait découvrir son univers, son métier, sa passion!
En tant qu’archéologue à la ville d’Angers, François Comte travaille spécialement sur les espaces urbanisés angevins. Il faut beaucoup de temps pour connaitre une ville, plus de dix ans selon François Comte. Il fait surtout ce que l’on appelle de l’archéologie préventive (ce qui représente environ neuf fouilles sur dix). Exerçant depuis 1985, son objet d’étude se fonde sur l’archéologie romaine.
Un archéologue est à la fois un homme de terrain et un chercheur. Sur un site qui doit être fouillé, il participe à la mise en place du chantier. Les fouilles s’organisent sur un mode opératoire déjà fixé et doivent respecter des délais négociés avec le promoteur.
Parallèlement aux fouilles, il nettoie, classe et répertorie ce qui a été trouvé. Une fois les fouilles terminées, s’en suit un travail de recherche pour tenter de dater les découvertes, déterminer le style artistique ou des méthodes de fabrication. C’est à laide de différentes techniques scientifiques que l’on finit par tirer des conclusions sur les modes de vies. Tout ceci contribuera à la rédaction d’un document final de synthèse (le DFS) qui pourra être présenté et diffusé au public.
De grands travaux comme la mise en place du tramway demandent une grande préparation. Deux ans avant le début des travaux, un travail documentaire a dû s’élaborer pour déterminer les cibles de fouilles à effectuer, car il est bien-entendu impossible de tout fouiller. Il faut alors étudier les archives de fouilles anciennes pour répondre à des questions précises. C’est un long travail que d’élaborer le cahier des charges.
Par ailleurs, un aspect très appréciable de ce métier tient aussi des imprévus, des surprises qu’il génère! Tout ne peut pas être prévu! Effectivement, des découvertes étourdissantes peuvent se révélées lors des fouilles! Par exemple, dans le cadre de fouilles archéologiques préalables à la construction du tramway, des archéologues ont découvert, en plein centre ville, les vestiges d’une église mérovingienne, ainsi que douze tombeaux dont neuf sarcophages qui datent de l’époque paléochrétienne (entre IV et VIIe siècle). “C’est une découverte majeure pour la ville et le grand ouest”, a commenté François Comte.
Différentes formations se proposent à nous pour tout ceux qui envisageraient de devenir archéologue. Pour être responsable d’opération il faut viser un niveau d’étude master. Les formations sont variées ou générales : histoire, géo. Un point très important selon François Comte est d’acquérir des connaissances et appréhender le métier directement sur le terrain, à travers différents chantiers, par le biais de stage ou de bénévolat. François Comte a eu beaucoup de CDD avant d’obtenir un CDI, l’INA l’ayant embauché après avoir montré ses preuves en tant que bénévole.
Les conseils généraux ont un mode de recrutement particulier selon les collectivités et demande une mobilité de la part de l’archéologue.
Pour finir, ce métier demande une réelle passion, une forte motivation et demande de cumuler un savoir scientifique, historique et informatique.
Alors pour tous les passionnés, ne perdez pas de temps, soyez curieux et manifestez vous directement sur le terrain! Avec un peu de chance vous pourriez faire LA découverte du siècle!!
Les Petits déjeuners 2008 touchent désormais à leur fin, mais rendez-vous dès 2009 pour de nouvelles rencontres qui nous permettrons de s’informer sur de possibles futurs!
Les chroniqueurs des PEP.


