Archive pour décembre 2008

Petit déjeuner avec François Comte, archéologue à la ville d’Angers

décembre 21, 2008

C’est comme prévu, en ce jeudi 11 décembre 2OO8, que nous avons eu l’honneur de recevoir François Comte pour un échange qui portait cette fois-ci sur le métier d’archéologue. FC nous a fait découvrir son univers, son métier, sa passion!

En tant qu’archéologue à la ville d’Angers, François Comte travaille spécialement sur les espaces urbanisés angevins. Il faut beaucoup de temps pour connaitre une ville, plus de dix ans selon François Comte. Il fait surtout ce que l’on appelle de l’archéologie préventive (ce qui représente environ neuf fouilles sur dix). Exerçant depuis 1985, son objet d’étude se fonde sur l’archéologie romaine.

Un archéologue est à la fois un homme de terrain et un chercheur. Sur un site qui doit être fouillé, il participe à la mise en place du chantier. Les fouilles s’organisent sur un mode opératoire déjà fixé et doivent respecter des délais négociés avec le promoteur.

Parallèlement aux fouilles, il nettoie, classe et répertorie ce qui a été trouvé. Une fois les fouilles terminées, s’en suit un travail de recherche pour tenter de dater les découvertes, déterminer le style artistique ou des méthodes de fabrication. C’est à laide de différentes techniques scientifiques que l’on finit par tirer des conclusions sur les modes de vies. Tout ceci contribuera à la rédaction d’un document final de synthèse (le DFS) qui pourra être présenté et diffusé au public.

De grands travaux comme la mise en place du tramway demandent une grande préparation. Deux ans avant le début des travaux, un travail documentaire a dû s’élaborer pour déterminer les cibles de fouilles à effectuer, car il est bien-entendu impossible de tout fouiller. Il faut alors étudier les archives de fouilles anciennes pour répondre à des questions précises. C’est un long travail que d’élaborer le cahier des charges.

Par ailleurs, un aspect très appréciable de ce métier tient aussi des imprévus, des surprises qu’il génère! Tout ne peut pas être prévu! Effectivement, des découvertes étourdissantes peuvent se révélées lors des fouilles! Par exemple, dans le cadre de fouilles archéologiques préalables à la construction du tramway, des archéologues ont découvert, en plein centre ville, les vestiges d’une église mérovingienne, ainsi que douze tombeaux dont neuf sarcophages qui datent de l’époque paléochrétienne (entre IV et VIIe siècle). “C’est une découverte majeure pour la ville et le grand ouest”, a commenté François Comte.

Différentes formations se proposent à nous pour tout ceux qui envisageraient de devenir archéologue. Pour être responsable d’opération il faut viser un niveau d’étude master. Les formations sont variées ou générales : histoire, géo. Un point très important selon François Comte est d’acquérir des connaissances et appréhender le métier directement sur le terrain, à travers différents chantiers, par le biais de stage ou de bénévolat. François Comte a eu beaucoup de CDD avant d’obtenir un CDI, l’INA l’ayant embauché après avoir montré ses preuves en tant que bénévole.

Les conseils généraux ont un mode de recrutement particulier selon les collectivités et demande une mobilité de la part de l’archéologue.

Pour finir, ce métier demande une réelle passion, une forte motivation et demande de cumuler un savoir scientifique, historique et informatique.

Alors pour tous les passionnés, ne perdez pas de temps, soyez curieux et manifestez vous directement sur le terrain! Avec un peu de chance vous pourriez faire LA découverte du siècle!!

Les Petits déjeuners 2008 touchent désormais à leur fin, mais rendez-vous dès 2009 pour de nouvelles rencontres qui nous permettrons de s’informer sur de possibles futurs!

 

Les chroniqueurs des PEP.archeologie

A l’écoute d’Hélène Chauvière, plasticienne et danseuse spécialiste des technologies numériques

décembre 21, 2008

       C’est un réveil dynamique qu’Hélène Chauvière nous propose lors de ce petit déjeuner du 4 décembre. Cette dernière, prépare un doctorat alliant l’esthétique, la science et la technologie des arts. Auparavant, elle a fait une licence d’Arts Plastiques à Rennes suivi d’un master en Art Technologie Numérique. A ce jour, son principal objectif est la recherche sur le “corps dansant”, concept qu’elle souhaiterait enseigner par la suite à l’université. Elle créée des images à travers l’art technologique et numérique, et peut ainsi mettre en application sa passion lors de festival d’art numérique comme ce fut le cas au centre chorégraphique de Rennes. Elle n’hésite pas non plus à se rendre dans les établissements scolaires, pour rendre compte de ses expériences professionnelles et donner ainsi un aperçu aux jeunes générations. De plus, elle fait partie d’organismes tels que le Cube, ou encore le K-danse, compagnies qui s’intéressent aux nouvelles technologies. Si l’on devait définir son métier, on pourrait dire qu’il s’agit principalement de capter les mouvements sur la scène, et de construire des plateaux interactifs avec les capteurs. Il s’agit donc de combiner l’image, le son et le texte. Mais comment construire une scénographie positive? Selon elle, la collaboration est le maître mot de ce métier.

 

        Son travail l’amène donc à rendre compte de ses recherches dans des revues, elle eut d’ailleurs l’occasion d’écrire dans “Technologie Review” et de travailler avec Yves Klein, écrivain de science-fiction. En multipliant les expériences telles que celle-ci, elle en apprend donc davantage sur sa vocation ; ce métier incitant à être polyvalent de par la multiplication des connaissances qu’il requiert en musique, en littérature, en arts… Le conseil à retenir est de ce fait de ne jamais se faire oublier, de rester dans le réseau.

        Si l’envie vous en prend, un site peut davantage vous éclairer: www.lesiteducube.com. 

       Et si vous venez de découvrir un métier susceptible de vous plaire, juste un clic et vous voilà sur une page vous proposant des offres de stage! Alors ne perdez pas de temps, ce site est pour vous: www.profilculture.com.           

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Café avec Serge Crampon (peintre, sculpteur, photographe, plasticien…)

décembre 17, 2008
DRRRRRRIIIIIIIINNG…. C’est de bonne heure qu’il a fallut se lever en ce jeudi 4 décembre pour rencontrer dès 8h30 ce professionnel art plasticien Serge Crampon, qui a généreusement accepté de nous consacrer un peu de son temps pour nous expliquer son parcours “hors normes” et ses différents travaux artistiques!
Pas si évident de se frayer un chemin dans le monde professionnel de l’Art, et c’est d’ailleurs par un parcours très atypique que Serge Crampon y est parvenu. Pas très féru de l’école, il parviendra tout de même à entrer aux Beaux-Arts d’Angers et y restera un an et demi, découvrant parallèlement la danse contemporaine.
Serge Crampon travaillera par la suite aux côtés d’une entreprise pour y développer l’image de marque de ses produits textiles. L’entreprise lui permettra d’accéder à un statut de cadre et lui garantira une situation stable.
Parallèlement, il va se prendre de passion pour la Loire en alliant constamment deux disciplines (le dessin et la danse). De là, se posera une réflexion sur l’espace, ou plus précisément sur le mouvement et les métamorphoses.
Tout au long de sa vie, il va beaucoup voyager, parfois seul (Maroc , Polynésie), mais aussi en famille avec laquelle il effectuera un grand voyage itinérant d’un an, à bord d’un camion nommé “Sacré Blue Car” en Amérique du Sud, Etats-Unis, Canada, etc. Serge Crampon a toujours eu ce besoin de voyager, de prendre le large, découvrir des cultures inconnues, prendre du recul, s’émouvoir, s’inspirer.
De retour en France, son travail sera repensé en référence à l’itinérance et à l’errance. Il se mettra alors à collecter des bois flottés sur les bords de Loire, qui seront ensuite choisis et relevés en référence constante au corps. Il publiera ses travaux chez Marines Éditions, du livre “Port couleurs”. Cela lui permet de boucler une thématique en lui laissant une trace, puis de tourner une page en consacrant sur de nouveaux projets. Inutile de vous précisez que je ne dresserai pas la liste complète de tous ses travaux, elle serait interminable, alors il ne tient plus qu’à vous d’assouvir votre curiosité sur son site personnel ou de contempler ses recueils!

 

Beaucoup d’étudiants en arts plastiques étaient présents ce matin, souhaitant s’informer sur leurs possibilités futures. Il résulte de cette rencontre, qu’avec ambition, motivation et surtout PASSION, on peut vivre sur ce qui nous fait vibrer, même avec un parcours peu commun. Les réalités financières dans le monde de l’art ne sont pas toujours simples, c’est pour cela que Serge Crampon a précisé ses différentes actions au sein des entreprises, lui permettant une sécurité économique. Aujourd’hui et d’autant plus dans le futur, les entreprises ont la nécessité d’une sensibilité, d’une subtilité que se soit pour la communication, mais aussi pour toucher, attrayer un public. L’air du temps change ainsi que les métiers d’arts qui deviennent de plus en plus hétéroclites et démocratiques.
Alors le message du jour : profité de ces métiers en devenir, de ces nouvelles places qui se créent au sein des entreprises!

 

Comme quoi ça valait le coup de se lever tôt!!! Alors rendez-vous jeudi 11décembre, même heure, même lieu (IALH de L’UCO) pour cette fois rencontrer François Comte, archéologue à la ville d’Angers.

 

Les chroniqueurs des PEP

 

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Petit déjeuner en musique…

décembre 17, 2008

Ce Jeudi 13 Novembre, Mme RICHARD, déléguée au développement de l’Orchestre National des Pays de la Loire qui compte près de 10000 abonnés et une centaine de musiciens. Madame Richard s’occupe du système de billetterie des concerts et constitue des dossiers pour ensuite rencontrer puis convaincre des entreprises de financer son projet. Depuis la Loi fiscale de 2003, les entreprises accordent une plus grande place au mécénat, car celui-ci est déductible d’impôts. Ainsi, des entreprises telles que France Télécom (Orange) sont devenues mécènes pour la musique locale. Mais ne nous leurrons pas, le mécénat reste une forme de financement très modeste puisqu’il ne représente qu’environ 2% des recettes annuelles ! Dans l’optique de faire adhérer des entreprises à son projet, Mme RICHARD organise chaque année un concert en Juin où sont conviées un certain nombre d’entreprises afin d’écouter les productions de l’Orchestre. Ce concert connaît un succès croissant puisque cette année, environ 1200 spectateurs étaient présents ! Les entreprises ne sont pas les seules à s’intéresser à l’action de Mme RICHARD puisque des banques comme le CIC lui prêtent main forte en lui offrant par exemple une salle de concert. Avant d’arriver à ce poste, cette mère de famille a multipliée les expériences professionnelles. Ainsi, après avoir été diplômée de La Chaussée, Mme RICHARD a successivement travaillé chez IBM, puis Dior pour ensuite faire partie du Conseil de l’Orchestre National des Pays de La Loire en ressources humaines (dans le cadre du recrutement) et enfin du conseil en marketing et en communication !

Un parcours sans doute complexe mais qui ne fait qu’accroître l’enthousiasme sensible de cette femme pour son métier.

 

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